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Histoire des notes de musique

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Histoire des notes de musique

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Quelle est l’histoire des notes de musique ? Pourquoi les appelle-t-on Do Ré Mi, Fa Sol, La et Si ? Ces notes musicales nous sont si familières… Mais pourquoi ne les a-t-on pas plutôt appelées Lo, Vé, Pi, Ma, Dol, Sa et Ni ? Est-ce un choix arbitraire pour la création de la notation musicale ? La réponse est non. Chacune d’entre elles a une histoire précise et la connaître vous permettra de faire un pas dans la théorie musicale.

Histoire des notes de musique

Tout commence avec le moine Guido d’Arezzo sans lequel l’apprentissage de la musique aurait été plus complexe. Ce moine bénédictin du XIe siècle est à l’origine du système de notation des notes avec portée.

Des noms de notes issus du Moyen Âge

Avant le Moyen Âge, la musique chantée est majoritairement improvisée et ne respecte aucun système de notation précis. Les notes de musique latines que nous connaissons n’existent pas à cette époque. La musique existe mais rien n’est vraiment codifié. Ce qui n’empêche pas les moines, dont Guido d’Arezzo, de remarquer que les sons produits par la voix varient avec des hauteurs différentes. La voix humaine peut faire des sons graves ou aigus : la question est donc « comment codifier cela ? »

La solution se trouve dans L’hymne à Saint-Jean Baptiste. Ce chant grégorien, bien connu à l’époque des pairs de Guido d’Arezzo, facilite le chant. Le voici ci-dessous :

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Utqueant laxis, Resonare fibris, Mira gestorum, Famuli tuorum, Solve polluti, Labii reatum, Sancte Joannes”

L’hymne à Saint Jean-Baptiste

Ce chant pose les bases de l’écriture et de la lecture musicale moderne, à une époque dépourvue de support sophistiqué pour lire les notes de musique.

Le nom des notes : un mot pour une note

Utqueant laxis, Resonare fibris, Mira gestorum, Famuli tuorum, Solve polluti, Labii reatum, Sancte Joannes”

Ce chant monte crescendo et vous avez sans doute remarqué la similitude entre les lettres en gras et nos notes contemporaines. Chaque vers monte d’un ton ou d’un demi-ton. Autrement dit, plus on avance dans le chant, plus les notes sont aigües.

Il est donc très facile de symboliser cette variation de hauteur en reprenant le début de chaque mot et d’en faire une note. C’est ce qu’a fait Guido d’Arezzo ! D’où le Ut, le Re, le Mi, le Fa, le Sol, le La et le « S ».

Le Ré vient de Resonare fibris, le Mi de Mira gestorum, le Fa de Famuli tuorum, le Sol de Solve polluti et le La de Labii reatum.

hymne à saint jean-baptiste

Qu’en est-il du Do et du Si ?

Si les notes Ré, Mi, Fa, Sol et La sont explicites quant à leur origine, il n’en va pas de même pour le Do et le Si. En effet, en reprenant stricto sensu le texte du chant grégorien, les noms Do et Si n’apparaissent pas. La première et la dernière phrase étant « Utqueant laxis » et « Sancte Joannes ».

Ut : l’ancêtre du Do

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la clé d’ut ? Si vous êtes pianiste peut-être pas car nous utilisons deux clefs : la clé de sol et la clé de fa. Il existe cependant une troisième clé, appelée clef d’ut, dont se servent certains musiciens. Le Ut de la clé d’ut est le même Ut que l’on retrouve dans le Utqueant laxis de l’Hymne à Saint Jean-Baptiste. Autrement dit : le Ut est l’ancêtre du Do !

Les familiers de la clé d’ut l’auront certainement deviné, car cette dernière est parfois appelée clé de Do dans l’appellation moderne. Donc, au temps de Guido d’Arezzo et par la suite, les musiciens ne parlaient pas de Do, mais d’Ut, même si la note était la même ! Aujourd’hui, on n’utilise plus le terme « ut » mais la note « do ». Le terme a changé un siècle après Anselme de Flandres.

Anselme de Flandres à l’origine du Si

« Sancte Joannes » n’est pas non plus entièrement intuitif pour la note Si. On devine aisément le S de Sancte pour le Si, mais le Joannes commence par un J et non un i !

C’est Anselme de Flandres, qui choisit à la fin du XVIe siècle de franciser le « sj » en « si » et ainsi créer notre dernière note Si.

Pour en savoir plus sur l’histoire des notes de musique, je vous invite à lire l’article de France Musique en cliquant ici. Il récapitule tout ce que vous avez appris ci-haut.

Et les notes anglo-saxonnes ?

Vous connaissez à présent l’histoire des notes Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si, cependant vous ignorez encore celle des lettres anglo-saxonnes A, B, C, D, E, F et G. En effet, les anglo-saxons n’utilisent pas les termes Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si pour nommer leurs notes de musique. Ils utilisent les 7 premières lettres de l’alphabet : A, B, C, D, E, F et G.

Ce système alphabétique est quant à lui bien plus vieux que nos Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La et Si. Les Grecs utilisaient déjà les lettres et les chiffres pour retranscrire leurs compositions musicales. Du temps de Boèce, philosophe latin, chaque lettre ne faisait toutefois pas référence à une note fixe. Une lettre renvoyait à une hauteur relative, c’est-à-dire C par rapport à B.

Il faudra attendre plusieurs siècles avant que les lettres A, B, C, D, E, F et G soient systématiquement associées à nos 7 notes de musique actuelles.

Vous souhaitez apprendre à lire les notes ?

Maintenant que vous connaissez l’histoire des notes de musique, vous vous demandez peut-être comment lire la clef de sol et la clef de fa pour déchiffrer une partition ? Apprendre à lire la musique ne s’improvise pas ! Si vous êtes musicien et souhaitez vous initier à la lecture de notes, je vous invite à cliquez ici. Vous y découvrirez les rudiments du déchiffrage !

Comme d’habitude : n’oubliez jamais que lire la musique demande du temps et de la persévérance. Entraînez-vous 5 minutes par jour régulièrement pour maximiser vos chances d’acquérir un rythme de lecture fluide.


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